Arcade Fire _ Reflektor


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J’ai bien essayé de trouver autre chose. Ce n’est pas faute d’avoir écouté bien d’autres groupes, albums et morceaux pour ne pas vous parler comme tout le monde d’Arcade Fire et de de leur album, Reflektor.

Il y a eu Trouble will find me , par The National, album sorti en mai 2013, à l’image de ce que l’on attend d’eux, enlevé, musical et inspiré. Mais non. Anna Calvi aussi, qui s’essaie avec  One breath, à quelque chose de plus travaillé, ancré dans l’émotion, que cela pouvait être le cas avec son précédent album. S’en est que meilleur. C’est vibrant, et qui plus est cette voix est tout de même purement dingue. Mais bon.J’ai essayé Holly Siz, alias Cécile Cassel, et je n’ai été que très moyennement emballée. J’ai voulu retrouver dans le dernier album de Moby, le truc addictif d’un album comme PLAY ou 18, et non vraiment pas.

Et donc je me suis penchée sur le tant attendu dernier opus d’Arcade Fire, non sans réticence, puisque le côté album-du-moment-dont-tout-le-monde-parle,a tendance à me décourager de façon quasi automatique.

Heureusement la part de moi honteusement mainstream (oui j’exagère [un peu], je sais, mais j’aime bien) a pris le dessus. Il n’y a pas un titre qui ne m’ait pas convaincue. Et finalement, non seulement c’est très bon, mais en plus, c’est pile ce que j’avais envie d’entendre, là maintenant, dans la conjoncture actuelle des choses.

Ça donne envie de danser, de chanter de mettre l’album en boucle, et certain titre en repeat pendant des heures, «Afterlife» étant en tête dans cette catégorie, genre de morceau ou rien, mais absolument rien n’est à jeter.  D’un titre à un autre, on passe de la pop, au quasi glam-rock, tout en  flirtant avec du punk bien mâle, comme avec «Joan of arc». Les 7 membre du groupe gravitant autour du couple Butler-Chassagne, ont ceci d’assez extraordinaire qu’ils ont la capacité de jouer tous ensemble, enveloppés dans une espèce de symbiose ou d’harmonie d’une évidence dingue, et surtout de nous entraîner avec eux.

Difficile de choisir certain morceaux plus que d’autres, mais quand même, gros coup de cœur pour «It’s never over (Hey orpheus)» ou Win Butler et Regine Chassagne se renvoie la balle dans un morceau hybride, sensuel et aérien. Et aussi pour «Here come the night time», qui joue presque avec nos nerfs tant les rythmes sont secoués, transgressés, et avec quel brio.

Arcade Fire montre, une fois de plus, à quel point la scène rock canadienne peut être grandiose.

Et pour ne rien arranger à cet engouement collectif,  leur musique est diablement intelligente, tant dans la forme que dans le contenu et ce n’est pas sans me déplaire. Les références sont pléthores, dans la musicalité, dans les textes ou dans l’image, qui plus est loin de cantonner le Rock a une guitare, une basse et une batterie, Arcade Fire c’est aussi saxo, violoncelle ou même harpe. Bref. Point besoin d’en faire des tonnes, tout le monde en parle pour moi, et mieux que moi.

Pour conclure, je dirais simplement qu’en plus d’être franchement très bon, cet album c’est aussi l’occasion d’avoir envie de ré-écouter le non moins génial Neon Bible sorti en 2007 sur Merge Record.

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