Pégase _ Pégase


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On connaissait Raphaël d’Hervez avec son groupe : Minitel Rose, voici maintenant Raphaël d’Hervez version solo, alias Pégase. Pas vraiment un coup d’essai puisque depuis quelques années déjà et deux EP Without reason, et Dreaming Legend, sortis sur le label crée par Raphael d’Hervez et Quentin Gauvin FVTVR , Pégase suscite un certain intérêt. Mais force est de constater et c’est tout à son honneur que le jeune Nantais a pris son temps pour élaborer cet album éponyme, qui sonne comme une véritable épopée.

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Quand on écoute La femme, Granville, ou Christine and the Queens ( dont je vous parle très prochainement ) – autrement dit ces noms de la jeune scène française qui nous font dire qu’elle a encore de belles heures devant elle cette scène – impossible d’échapper à un constat, chacun à sa manière, réutilise quelque chose de très eighties, beaucoup de machines, beaucoup de synthé, de rythme syncopé ou comme Pégase, dans quelque chose de très New-wave qui se dégage de sa musique. Résulte de ces influences indéniablement électroniques, un album qui vous embarque, qui oscille entre douceur de vivre et mélancolie, très poétique en fait, et c’est exactement ce qu’il dit lui même de son travail :

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La dream-pop va bien à une espèce d’esprit français. Le gros atout de la France, c’est la poésie. Chopin et Satie, c’était les Ed Banger de l’époque ! Mon but est vraiment de faire de la musique d’aujourd’hui. Mais je ne voulais pas un disque trop réfléchi : je voulais quelque chose de très instinctif.”

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Instinctif , pas de doute, mais néanmoins très travaillé, on sent à quel point les sons sont maîtrisés et les mélodies travaillées de bout en bout, et c’est ce qui donne justement à l’album cet impression d’épopée, Pégase nous emmène littéralement dans un voyage, du premier au dernier titre, et tout bon album n’a pas nécessairement cette qualité supplémentaire de créer un univers à lui tout seul. Les morceaux sont construits , et fonctionnent les uns avec les autres, dans une sorte d’homogénéité complexe.

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C’est fulgurant, ambitieux, pointu et en même temps d’une simplicité déconcertante qui laisse toute la place à un certain lâcher prise qui garantit une réelle évasion.

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Qu’il s’agisse des rythmes résolument électro de «Gold to share» qui vous catapultent directement au dessus des nuages, ou des synthé saturés de «Out of range» auxquels viennent s’ajouter une ligne de batterie implacable, la voix posée et calme de Pégase et des instants d’envolés lyriques portés pas des voix féminines et aériennes ; qu’il s’agisse encore de l’incontrôlable efficacité de «Without reason», du rythme effréné, grisant et littéralement planant de «Dreaming legend », ou pour finir de l’épilogue lumineux et d’une douceur folle du dernier titre, «Diana» , il n’est pas un seul morceau de cet album qui ne soit pas à la hauteur de ce que Pégase promet.

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Majestueux, solaire, et implacable, Pégase est très certainement capable de vous faire atteindre des mondes lointains et des splendeurs cachées, tout comme l’illustre monture ailée dont son nom s’inspire sûrement.

Pégase – Pégase

[FVTVR]

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